Le manger bizarre

Il y a quelques années, des amis bien intentionnés ont décidé de jouer à Cupidon. Celui à qui j’ai été présentée disposait de plusieurs informations à mon sujet. On lui avait bien sûr parlé de mon amour des voyages, mais aussi de mon affection pour « le manger bizarre ». Eh oui, c’est dans ces termes qu’ils lui ont décrit mon penchant pour toute nourriture dont l’origine ethnique et/ou l’aspect (surtout!) étaient différents de ce qu’ils étaient habitués de voir.

Swedish Chef

Inutile de vous dire à quel point j’ai rigolé quand j’ai appris ça. Pour moi, cette curiosité pour les différentes cuisines a toujours fait partie de ma vie et n’a donc absolument rien de bizarre.

D’abord, ça me vient en partie de mon éducation. Mes parents m’ont en effet répété ad nauseam de ne jamais dire que je n’aimais pas quelque chose avant d’y avoir goûté. Au cours des 16 années où j’ai vécu sous leur toit, j’ai fait plusieurs découvertes, certaines intéressantes (kéfir, crème Budwig) et d’autres moins (le boudin!!).

Puis, ma famille élargie y a aussi contribué. La sœur cadette de ma mère est mariée avec un homme originaire du Pakistan. Nous avons eu l’immense bonheur de partager leur table à plusieurs occasions. Jusqu’à ce jour, je n’ai pu oublier ses hamburgers qu’à l’époque j’avais qualifié de « meilleurs au monde » en raison de leur assaisonnement à la pakistanaise tout à fait exquis.

Aussi, à l’université, j’ai eu la chance de faire la connaissance de quelqu’un qui partageait mon enthousiasme pour les découvertes culinaires. J’ai servi de cobaye pour certains de ses plats (cari de boulettes, soupe à la bière, etc.). C’est aussi avec cette amie que j’ai découvert plusieurs bonnes adresses à Montréal et que j’explore avec plaisir les épiceries ethniques et restaurants d’Ottawa.

haggis

Des chips au haggis achetées lors d’une de nos virées.

Ensuite, les voyages ont amplifié cet intérêt. Comme je l’ai déjà évoqué dans ce blogue, j’ai eu le bonheur d’habiter pendant 3 mois en Allemagne lorsque j’avais 16 ans. Ce voyage a été mon introduction au « manger bizarre d’un autre pays ». Je me souviens d’ailleurs que lors d’un souper avec d’autres québécois qui participaient au même échange étudiant, nous nous étions fait part de nos découvertes les plus étranges (les Knödel dans mon cas).

 

C’était sans savoir que 14 ans plus tard, au Pérou, un cochon d’inde atterrirait dans mon assiette!

Enfin, voici quelques liens intéressants pour les amateurs de manger bizarre :

Et vous? Quelle est votre adresse préférée?

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