Le Poke

source de l'image: http://www.makingdifferent.com

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Un vieux poke d’il y a 2 mois est encore visible dans le coin droit de mon Facebook, comme un souvenir d’une époque pas si lointaine, mais déjà révolue. (Mais qui poke encore en 2015? Toi, visiblement).

Oui, révolue, parce que cette semaine, au risque de passer pour une « crisse de folle » (catégorie dans laquelle les hommes se plaisent à classer leur vestiges du passé), je t’ai posé la question qui tue. Pourquoi? Oui, pourquoi après une fin de semaine où tu m’appelais « ma blonde », j’ai soudainement perdu le titre? Pourquoi en me raccompagnant tu m’as dit « on se parle cette semaine sur Facebook ». Sans une explication, je suis passée d’être ta blonde à être une autre de tes amies Facebook.

Comme nous nous connaissions depuis peu de temps, j’ai pris la chose avec philosophie (tu brailles pas toutes les larmes de ton corps pour quelqu’un que tu connais depuis même pas un mois!). Je t’ai proposé qu’on continue sans attaches, comme le font les gens de notre époque. Tu as accepté et on a continué à se voir sans que je ne te demande ce qui t’avais refroidi ce fameux dimanche.

Puis, la curiosité a fini par prendre le dessus. N’y tenant plus, j’ai fini par te demander pourquoi. Comment on peut changer d’idée aussi vite? Même si j’étais prête à recevoir la réponse, elle m’a quand même fait l’effet d’une puissante claque au visage. Tu t’en es rendu compte car le lendemain soir, tu m’as écrit pour savoir si on était « cool »? Je me suis empressée de te répondre que oui, que j’aime que les choses soient claires. Je le pensais et je le pense toujours.

Depuis hier, tes paroles rejouent dans ma tête comme un disque qui saute. Non, je ne t’en veux pas. J’ai demandé pourquoi parce que j’avais besoin de savoir. La vérité est parfois brutale, mais toujours salvatrice. Si j’en ai voulu à quelqu’un, c’est à moi. Je m’en suis voulu d’avoir baissé ma garde si vite avec toi. Moi qui me targuais d’être une célibataire endurcie, je me suis laissé adoucir beaucoup trop facilement.

Comme le dit le proverbe, à quelque chose malheur est bon (Ben oui, je me console avec un proverbe. Faut bien que ça serve à quelque chose un DEC en lettres!). J’ai appris de tout ça. Moi qui croyais que mes 18 mois de célibat m’aient endurcie au point de ne plus m’ouvrir à l’idée d’entrer en relation, je me suis surprise à essayer. D’ordinaire j’essaie d’éviter la confrontation et les conversations potentiellement douloureuses. Cette fois, j’ai foncé et j’en suis fière. Puis, mes amies anglophones disent toujours « actions speak louder than words ». La prochaine fois, je serai plus attentive aux comportements qu’aux belles paroles.

C’est la vie. On tombe, on s’essuie et on se relève. On n’arrête pas de marcher par peur de tomber. Alors à toi, merci pour cette précieuse leçon de vie. Tiens, je vais peut-être te poker à mon tour pour te remercier.

Une réflexion sur “Le Poke

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