Sur la route avec maman


Quand je parlais de mon projet de prendre la route avec ma mère, j’obtenais presque toujours la même réaction : « Ta mère, ah oui? T’es certaine ? » D’emblée, je dois dire que la réaction me surprenait. Il faut dire que j’ai eu la chance (oui, oui, la chance) de partager un appartement avec ma mère pendant deux années et demie. Des années plus tard, maman et moi évoquons encore toutes les deux cette période avec nostalgie. Tout ça pour dire que je n’avais absolument aucune appréhension à partir en voyage avec celle qui m’a mise au monde.

Voici donc un résumé de ces sept journées passées ensemble sur la route.

Jour 1 : Montréal-Buffalo (Hamburg), 653 km

Trop pressées de partir, nous avons décidé de prendre la route dès le saut du lit. Comme nous étions en vacances, nous avons convenu que c’est au restaurant que nous allons prendre notre premier déjeuner de la semaine. Le hasard a voulu que nous nous arrêtions dans un Cora à Vaudreuil-Dorion. (Je n’étais pas exactement certaine où nous étions. J’en ai donc profité pour montrer à ma mère l’étendue des « talents » de Siri en lui demandant « Where are we? »)

L’adage le dit, le hasard fait bien les choses. Nous avons eu droit à un petit déjeuner avec vue.


Après un café, des blagues de descente de vessie et de Ninja Turtles (bon, je le sais, fallait être là!) et quelques fous rires, nous étions prêtes à reprendre la route. Nous avons atteint notre destination au coucher du soleil. Trop fatiguées pour explorer la ville, nous sommes allées manger au restaurant le plus près de notre hôtel, soit le Denny’s. Ce fut le début de l’histoire d’amour entre ma mère et ce diner américain.

 

Jour 2 : Buffalo-Colombus (Dublin), 502 km

Curieuses d’essayer les fameux déjeuners du Denny’s, nous sommes retournées où nous avions mangé la veille. La deuxième journée du voyage a aussi commencé dans un fou rire incontrôlable quand ma mère a décidé de commander un latté :

« Can I get you ladies something to drink? demande la serveuse

  • A latte please! de répondre fièrement ma mère
  • We don’t have lattes here. Dit la serveuse, d’un air désolé
  • But on the wall, it says latte. Renchérit ma mère d’un air convaincu
  • Maman, il n’y a qu’un seul « l », ça veut dire « tard »! Moi, dans un fou rire à peine contenu »


Après un copieux déjeuner et un second fou rire en deux jours, nous nous sommes mises en route pour Dublin, en Ohio. J’avais choisi l’endroit sans trop porter attention, seulement parce qu’il était à peu près à mi-chemin entre Buffalo et Nashville. Or, ce fut le coup de foudre dès que nous sommes entrées dans la ville. Comble de joie, il était tôt et nous avions le temps d’explorer. Nous avons donc fait le tour de la ville, appareil photo en main, avant de nous attabler dans un pub irlandais.


  
  
  
Jour 3 : Colombus-Nashville, 639 km

La route vers Nashville a été longue et ardue. Nous avons même dû nous arrêter en chemin pour laisser passer le déluge. Il pleuvait tellement fort qu’on n’y voyait rien. En plus, une fois arrivées à Nashville, nous avons manqué notre sortie pour l’hôtel et traversé une partie de la ville inutilement. Heureusement, on a retrouvé notre chemin (merci, wifi du McDo!) et on a fini par arriver à destination en fin d’après-midi, après 1795 kilomètres et deux jours et demi de route.

En soirée, j’ai convaincu ma mère d’aller souper au 12 South Tap Room, qui par bonheur était tout près de notre hôtel. D’abord émerveillées par le choix de bières disponibles, nous avons aussi été agréablement surprises par la nourriture offerte.


  
Jour 4 : Nashville

Notre journée a débuté dans le quartier The Gulch où nous avons pris un petit déjeuner traditionnel du Sud chez Biscuit Love. Nous avons ensuite visité quelques commerces locaux (Two Old Hippies et Turnip Truck) avant de mettre le cap sur Broadway.

Nous avons passé le reste de la journée et une partie de la soirée à faire le tour des différents bars afin de profiter du plus possible des concerts offerts dans chacun d’eux.


  
  
 Jour 5 : Nashville

Nos estomacs nous suppliant de leur donner quelque chose de léger, nous avons débuté la journée au Frothy Monkey, un joli petit café du quartier 12 South. Ayant envie d’un autre café (On se souvient du grand amour de maman pour les lattés. Haha!), mais aussi d’explorer la ville, on s’est dirigées vers un second café un peu plus loin, le Eight & Roast. On en a aussi profité pour flâner dans la sympathique boutique vintage juste à côté, le Pre to Post Modern.

En après-midi, nous avions le plan d’explorer un peu plus la ville. Or, la météo en ayant décidé autrement, nous avons fini par nous abriter de la pluie torrentielle au Honky Tonk Central, un autre bar de la rue Broadway. Puis, la journée s’est terminée au Bridgestone Arena pour le spectacle de Lady Antebellum.


  
  
  
Jour 6 : Nashville-Grove City, 607 km

C’était déjà le moment de prendre le chemin du retour. Comme notre compagnon de voyage, Monsieur Citrouille, nous n’avions pas envie de partir.


Nous avons donc traversé 3 états le cœur gros en écoutant quelques-unes de nos chansons préférées du voyage presque en boucle pour nous remonter le moral. Nous sommes arrivées à Grove City complètement épuisées en milieu de soirée. Comme par hasard, CMT diffusait un documentaire sur la vie de Johnny Cash. En pyjama et une bière à la main, nous nous sommes donc confortablement installées pour visionner ce film qui, malgré lui, était dans le thème de notre voyage.

Jour 7 : Grove City-Syracuse, 769 km

Après une autre très longue journée de route, la plus longue du voyage en fait, nous avons décidé de rester à l’hôtel et de profiter du service aux chambres. Une fois notre souper terminé, j’ai insisté pour que ma mère visionne le film Wild avec moi. Même si on a pleuré comme des Madeleines, on n’aurait pu choisir meilleur film pour notre dernière soirée en voyage.

Jour 8 : Syracuse-Montréal, 405 km

Comme par hasard, il y avait un Denny’s tout près de notre hôtel. Donc, au grand bonheur de ma mère, nous y avons déjeuné pour une dernière fois avant de prendre la route qui nous ramènerait à la maison.

Ce que je retiens de ce voyage :

  • Ma mère, tel que je m’y attendais, est une excellente compagne de voyage;
  • La prochaine fois qu’on va aussi loin, on prend l’avion;
  • Ce que j’avais entendu au sujet du Southern Hospitality s’avère être exact.

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