Partir

On se souvient toujours de sa première fois. La mienne, c’était en 1994. J’avais 16 ans, une grande soif de savoir et de grands yeux bleus qui voulaient tout voir.

26 septembre 1994

26 septembre 1994

Évidemment, je parle ici de mon premier voyage. J’ai eu la chance inouïe de participer à un échange étudiant. Donc, deux semaines après mon seizième anniversaire, je me suis envolée pour l’Allemagne, où j’allais vivre pendant trois mois. Cette expérience a été formatrice. 90 jours à voir et vivre comment c’est ailleurs, ça vous change, c’est inévitable.

De l’Allemagne, j’ai rapporté une nouvelle façon de voir la vie, un intérêt pour l’apprentissage des langues étrangères, mais aussi la passion du voyage. Cet appel vers l’inconnu, à l’intérieur de moi, qui se fait parfois très pressant. Une envie irrépressible de remplir une valise et de filer vers l’aéroport. Depuis, ce désir s’est traduit de plusieurs façons dans ma vie.

D’abord, en secondaire 5, peu après mon retour de Dortmund, on nous a demandé de faire un budget dans notre cours d’économie. Le but de l’exercice était de gérer les dépenses reliées à la vie au Cégep. J’ai plutôt proposé à mon enseignant de faire le travail suivant : un budget pour un voyage en train d’une durée d’un mois dans les pays germanophones. Le voyage n’a malheureusement pas vu le jour, mais j’ai eu une excellente note pour mon travail.

Alors, je suis entrée au Cégep, non sans envier les gens de mon entourage qui eux avaient pris une année sabbatique pour voyager. Pendant cette première année d’études post-secondaires, j’ai vécu en Allemagne, par procuration! Un ami qui était parti y vivre pour un an me tenait au courant de ses expériences en m’envoyant des lettres. Je me souviens encore de la joie que me procuraient chacune de ces missives. J’avais l’impression d’y être un peu moi aussi.

Puis, l’opportunité de partir s’est présentée lors de ma première année d’études universitaires (en Études Allemandes, tiens!). La famille chez qui j’avais habité en Allemagne me proposait d’aller les rejoindre en Angleterre pour célébrer leur anniversaire de mariage. Tout ce que j’avais à faire, c’était de me procurer un billet d’avion. C’était en 1998, donc bien avant l’arrivée de l’Internet. Je me souviens encore de l’ardeur que j’ai mis à me trouver un billet que j’avais les moyens de payer. J’en ai trouvé un et je suis partie sans y penser deux fois.

Ensuite, plusieurs facteurs ont fait en sorte que j’ai dû réprimer cette envie (études, prêt étudiant, séparation, etc.). J’ai donc vécu plusieurs années avec un désir latent de prendre le large.

J’ai dû attendre 2006 avant de pouvoir repartir. Ça été ma première – et dernière – expérience avec le tout-inclus : une semaine à Cayo Coco avec mon copain de l’époque.

Cayo Coco, Cuba 2006

Cayo Coco, Cuba 2006

L’expérience m’a déçue. Oui, les cubains de l’hôtel étaient gentils, la plage magnifique et le climat idéal. Par contre, contrairement à mes deux voyages précédents, aucune immersion dans la culture locale n’était possible. Pour ajouter l’insulte à l’injure, le fameux copain m’a laissée au retour de ce voyage. Avec le recul, on peut voir cela comme un coup de pouce du destin pour quitter une vie qui ne me convenait pas de toute façon.

Donc, j’ai profité de cette leçon de la vie pour me faire une promesse : j’allais voyager. Partir, loin ou plus près, quelques semaines ou quelques jours, mais partir souvent. Depuis, j’ai fait au moins un voyage par année :

  • 2007 : road trip sur un coup de tête pour aller voir Tim McGraw à Toronto;
  • 2008 : LE PÉROU!!!;
  • 2009 : Barcelone;
  • 2010 : New York, San Diego, Los Angeles, San Francisco et Tijuana;
  • 2011: (petit iatus);
  • 2012: Le Chili et encore Lima;
  • 2013 : La Grèce;
  • 2014 : San Diego, Boston, Chicago et Milwaukee;
  • 2015: Malone, Boston, Nashville, Chicago, et encore Lima;
  • 2016: Annapolis, Toronto, Prague, Varsovie et Cracovie.

Le voyage fait maintenant partie intégrante de ma vie. J’oserais même dire que c’est une priorité. Je ne pourrais vivre sans l’euphorie que procure l’achat d’un billet d’avion, la joie des préparatifs, l’heureuse anticipation du départ et finalement l’ivresse d’être ailleurs.

travel

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