Ode à la colocation

  
Midi moins dix, mon colocataire m’envoie un message via Whatsapp pour me dire qu’il est en chemin pour l’aéroport d’Edmonton. Il rentre à Montréal après un périple de deux semaines au Canada. 

Q est entré dans ma vie en décembre dernier. Une amie commune m’a alors écrit pour m’avertir de son arrivée à Montréal. Nouveau en ville, il ne connaissait presque personne. L’amie me demandait la permission de nous mettre en contact. J’ai donc invité ce grand africain à prendre une bière dans un pub d’HoMa. 

Avec au moins un sujet de conversation en poche – le Pérou (Q venait d’y passer trois ans à enseigner) – je me disais que la glace serait plus facile à briser. Hors, il y a des connexions qui se font instantanément, sans avoir à forcer les choses. Nous nous sommes immédiatement bien entendus et la soirée, qui a filé sans qu’on la voie passer, a été pontuée de fous rires et d’anecdotes de voyages. Je l’ai même invité à reprendre une bière avec des amis le lendemain. 

Les amis présents lors de la soirée du lendemain l’ont immédiatement apprécié. Pendant la soirée, Q nous a fait part de son désir de laisser la banlieue ontarienne pour venir s’installer à Montréal. Spontanément, sans même y penser, je lui ai offert d’emménager chez moi. 

C’est ainsi qu’il est débarqué chez moi avec ses grosses valises en plein milieu d’un dîner famille du mois de janvier dernier. 

La crazy cat lady qui depuis presque 4 ans n’avait partagé son quotidien qu’avec un chat allait maintenant cohabiter avec quelqu’un. Au fil des mois, comme dans toutes les situations où l’on côtoie quelqu’un au quotien, certains irritants m’ont fait douter de cette décision spontannée. 

  

Puis, il est parti pour deux semaines découvrir son nouveau pays d’adoption. Je me suis surprise à trouver la maison bien vide. Tout d’un coup, il n’y avait personne avec qui partager mes frustrations d’employée de bureau, personne avec qui faire un lipsync endiablé sur de la pop bonbon en faisant la vaisselle, personne avec qui partager mes coups de coeurs. Personne. 

Enfin, ce matin, ce texto surprise m’avisant de son retour imminent. La folie et les éclats de rires reprendront bientôt le contrôle des lieux. La vie, quoi! 

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