Partir seule? Qui? Pourquoi? Où? Comment?

Il y a quelques semaines, j’ai été invitée par Toula Drimonis à parler de mes expériences de voyage en solitaire à CJAD. En raison des contraintes de temps (mais surtout de trac!), je n’ai pas pu parler de tout ce que j’aurais voulu. J’ai donc décidé de mettre le fruit de mes réflexions sur ce blogue.

Qui?

Qui peut voyager seule? Qu’est-ce que ça prend pour être une bonne voyageuse solitaire?

D’abord, il faut une grande confiance en soi. La réussite de votre voyage repose entièrement sur nos épaules. Avant de partir, il faut être convaincu que tout ira bien et que nous sommes prêts à faire face à l’inconnu, à l’imprévu.

Puis, vous l’aurez deviné, ça prend une bonne dose d’indépendance. Il faut être prêt à tout faire tout seul (ou presque) et se faire à l’idée qu’il n’y aura personne avec qui partager nos expériences dans l’immédiat.

D’un autre côté, il faut aussi être sociable. Personne ne sera là pour demander le chemin à votre place si vous êtes perdu.

Enfin, il faut savoir faire face aux imprévus. Même la voyageuse la mieux organisée n’est pas à l’abri des grèves, des manifestations et des annulations de vol. Tout peut arriver. Il faut donc savoir tirer profit de la situation. Le métro est fermé pour 2 heures à cause des manifestations? Improvisez un petit vin et fromage dans un hôtel tout près. Votre vol est annulé et le prochain ne part que dans quelques heures? C’est l’occasion d’aller relaxer au salon de beauté de l’aéroport.

Pourquoi?

Pourquoi partir seule? Voyager en solo comporte plusieurs avantages.

Le fait de ne pas avoir de compagnon ou de compagne de voyage permet entre autres de voyager à son propre rythme. On modifier notre programme pour s’attarder aux choses qui nous intéressent plus.

De plus, forcément, si l’on voyage accompagné, il y aura des compromis à faire. Donc, en partant seul, nul besoin de se coller aux goûts, budgets et limites de quelqu’un d’autre. C’est aussi beaucoup plus facile de partir lorsqu’on le souhaite.

Puis, c’est aussi l’occasion de faire des rencontres qu’on ne ferait pas autrement. Voyager avec quelqu’un d’autre c’est accorder toute son attention – ou presque – à cette personne. À l’opposé, partir seul permet de connaître des gens qu’on n’aurait peut-être même pas remarqués dans d’autres circonstances.

D’un autre côté, être seul donne aussi du temps pour l’introspection. Lorsqu’on part seul, on dispose de plein de temps pour réfléchir puisque personne ne nous accompagne au restaurant par exemple. Ce qui veut dire que le temps qu’on aurait passé à faire la conversation peut être utilisé pour penser. C’est donc une excellente façon de se développer en tant qu’individu.

Où?

La plupart des destinations sont propices aux voyageuses en solo. L’important est de bien se renseigner sur l’endroit où l’on souhaite aller. Le site d’avertissements aux voyageurs du gouvernement du Canada est une bonne façon de se renseigner sur les endroits à éviter et les désagréments/dangers possibles. Les guides Lonely Planet sont aussi une excellente source d’information.

Comment?

Enfin, voici quelques conseils en vrac :

  • Bien se documenter sur la destination. Non seulement pour éviter les dangers, mais aussi pour se renseigner sur les lois et les coutumes. On évitera ainsi de se mettre dans le pétrin ou de heurter les gens que l’on croisera.
  • Laisser les bijoux à la maison, peu importe leur valeur. Le moins on en montre, le moins on sera une cible tentante pour les voleurs.
  • Se vêtir de façon à se fondre dans la masse. Dans beaucoup d’endroits, le touriste est perçu comme quelqu’un de riche, donc quelqu’un qui se balade avec de l’argent et des trucs intéressants à dérober. En n’attirant pas l’attention sur soi, on risque moins d’être victime d’un vol.
  • Faire confiance à son instinct. C’est le temps d’écouter sa petite voix. Si on sent que quelque chose cloche, c’est fort probablement parce que c’est le cas.
  • Ne pas faire ce qu’on ne ferait pas à la maison.
  • Être conscient de ce qui nous entoure. L’iPod, c’est super pour passer du temps à l’aéroport, à l’hôtel ou dans l’avion. Par contre, on ne devrait pas se promener dans les rues avec. Le fait d’écouter de la musique nous rend moins attentif à ce qui se passe autour. Donc, on risque de ne pas remarquer si on est suivi ou s’il y a quelque chose qui cloche dans notre environnement.
  • Remettre son itinéraire à un proche. C’est toujours plus prudent d’avoir quelqu’un qui sait exactement où l’on est.
  • Rester en contact avec la maison. Donner des nouvelles de temps en temps est non seulement une façon de partager son voyage avec quelqu’un, mais aussi de répondre aux inquiétudes de son entourage.

Plus d’informations

Trois sites renfermant un tas d’informations sur le voyage en solo spécialement pour les femmes.

Au bas du Cerro San Cristobal, à Santiago, au Chili. Septembre 2012

Au bas du Cerro San Cristobal, à Santiago, au Chili. Septembre 2012

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